mardi, 17 juin 2008

JCVD de Mabrouk el Mechri

JCVDRéalisé par Mabrouk el Mechri
Avec Jean-Claude Van Damme, Karim Belkhadra, Jean-François Wolff
Film français, belge.
Genre : Comédie, Action
Durée : 1h 36min.

Synopsis

Entre ses problèmes fiscaux, la bataille juridique qui l'oppose à sa femme pour l'obtention de la garde de son fils, les périodes de vache maigre du cinéma d'action qui voient même Steven Seagal lui souffler un rôle, Jean-Claude Van Damme est venu chercher dans son pays d'enfance le calme et le repos qu'il ne trouve plus aux Etats-Unis...

Mon avis

Je m'attendais à un scénario inexistant  et pensais que le seul intérêt du film serait la courte introspection de JCVD. Mais ce film m'a heureusement surpris. Au moyen d'un habile mélange entre fiction et réalité, cette histoire nous révèle un JCVD comme on ne l'a jamais vu. L'acteur nous dévoile ses qualités et ses faiblesses, se montrant tour à tour drôle, émouvant... gagnant notre empathie malgré les préjugés.

Ce Thriller est également servi par de bons seconds rôles: François Damiens en commissaire ou Zinedine Soualem en tueur psychopathe.

Note: 6/10

JCVD sur Allocine

dimanche, 15 juin 2008

Phénomènes de Night Shyamalan

PhénomènesRéalisé par Night Shyamalan
Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo
Film américain, indien.
Genre : Science Fiction, Drame
Durée : 1h 30min.
Titre original : The Happening

Synopsis

Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n'y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu'est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d'attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l'air, par l'eau, ou autrement ?
Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d'abord d'échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d'un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n'est plus en sécurité nulle part. Il n'y a aucun moyen d'échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l'avenir même de l'espèce humaine...

Mon avis

Quand j'ai vu la bande annonce de Phénomènes, j'ai tout de suite su que j'allais me régaler du spectacle: l'ambiance angoissante, les suicides choquants et surtout un grand mystère qui plane. J'aime quand les bandes annonces ne dévoilent rien ou presque du film.

Et effectivement, je me suis régalé en regardant ce film. Alors bien sûr j'en entends déjà certains ruer dans les brancards en proclamant haut et fort que ce film n'est pas à la hauteur de certaines autres oeuvres du réalisateur, telles Sixième sens, que celui-ci commence à s'essouffler et ne se renouvelle plus depuis que les critiques et spectateurs l'ont catalogué.

Mais je pense qu'il faut se détacher des autres oeuvres de Night S. et ne surtout pas le comparer pour apprécier pleinement ce film. C'est un bon film de genre. L'ambiance est trés réussie, l'idée de base est originale et le tout est cohérent et visuellement magnifique. Enfin, ce film nous fait réfléchir, ce qui ne gâche rien.

Seul bémol, le jeu des deux acteurs principaux m'a laissé quelque peu perplexe lors des dialogues... Mais il est intéressant de découvrir Mark Wahlberg jouer ce genre de personnage.

Note: 7/10

Phénomènes sur Allocine

lundi, 02 juillet 2007

Rien...

Vous n'avez rien dans les tripes...

Putain, mais soyez vivants bordel! Bande d'esclaves... 

Persepolis

afc1b23fb64d28233de07f53daa5a837.jpgNon, je n'en dirai rien...

Contentez-vous d'aller le voir, riez et pleurez à la fois et le voyage sera réussi.

 

Le site officiel, si vous insistez.

dimanche, 29 avril 2007

Présidentielles 2007 - La campagne Sarkozy

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Présidentielles 2007 - Les projets de Sarkozy

Les projets de Sarkozy
Les dix fractures programmées de Sarkozy

QUOTIDIEN : mercredi 25 avril 2007

Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans (soit 800 par an en moyenne). Pour faire taire les critiques, il a promis de les remplacer par des constructions nouvelles, devant s'ajouter aux 3 300 logements sociaux nouveaux déjà programmés annuellement par le département. Ce qui fait un total de 4 100 logements HLM à réaliser chaque année. Mais sur le terrain ça ne suit pas : seulement 2 590 ont été construits en 2006 et à peine plus de 1 500 en 2005. Autre fait d'armes : maire de Neuilly pendant neuf ans, Nicolas Sakozy n'a jamais accordé une quelconque priorité au logement social. Sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France).

Une certaine idée de la santé

Ce qu'il veut faire.
Son programme Ensemble réaffirme les grands principes du modèle français de Sécurité sociale, pour «garantir l'égalité et l'équité de l'accès aux soins pour tous». Mais Nicolas Sarkozy veut «également que chacun se sente responsable du financement de notre système de santé». Aussi propose-t-il «un système avec quatre franchises : les premiers euros annuels sur les examens biologiques, les premiers euros annuels sur les médicaments, les premiers euros annuels sur les visites médicales et même sur l'hospitalisation». Ces sommes, inscrites sur un «compte annuel», ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale. Leur montant ferait l'objet d'un «débat chaque année devant le Parlement» et serait fonction de la santé financière de l'assurance maladie. Cette logique strictement comptable de rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale reviendrait à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses.

Ce qu'il a fait.
Ministre de l'Economie en 2004, au moment où ses homologues à la Santé, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, préparaient et faisaient voter la réforme de l'assurance maladie, Sarkozy ne leur a pas permis de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Défenseur de l'orthodoxie budgétaire et partisan d'une réduction des prélèvements obligatoires, il ne connaît que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, qu'il s'agisse du budget de l'Etat ou des comptes sociaux.

Une certaine idée de la fiscalité

Ce qu'il veut faire.
Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal» (qui permet de plafonner le total des impôts payés par un contribuable) à 50 %, alors qu'il est actuellement de 60 %. Surtout il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens». Or, en France, grâce à la législation fiscale existante, 80 % des patrimoines transmis en ligne directe échappent déjà à toute imposition. Avec cette nouvelle proposition, 15 à 20 % des Français les plus riches échapperaient à nouveau aux successions. L'impôt sur la fortune pourrait de fait disparaître. Le candidat promettant une déduction de 50 000 euros de l'impôt contre un tel investissement dans une PME. La politique fiscale, au final, devrait profiter aux citoyens les plus aisés.

Ce qu'il a fait.
En cinq ans, la droite a mené une étrange politique fiscale. Que jamais Sarkozy n'a désavouée. Baissant de manière drastique l'impôt sur le revenu (IR), dont le taux marginal a progressivement été abaissé à 40 %. Aujourd'hui l'IR ne représente plus que 25 % des recettes fiscales de l'Etat. Mais dans le même temps, la majorité a réussi la prouesse de faire augmenter le taux des prélèvements obligatoires : l'ensemble des taxes fiscales et sociales atteint 44,4 %. Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal» . Autant de mesures fiscales au service des plus aisés.

Une certaine idée des médias

Ce qu'il veut faire.
Il prévoit un superministère rassemblant les médias, la culture et l'éducation, et un renforcement des missions culturelles de France Télévisions. En matière de médias, le programme de Nicolas Sarkozy est maigre. Il faut dire qu'il en a déjà tellement fait...

Ce qu'il a fait.
Dernier incident en date : il pète les plomb en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3 parce que monsieur n'a pas de loge. Sarkozy n'aime rien tant que mettre sa patte dans les médias, où il compte beaucoup d'amis : Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme ­ qui a gentiment viré Alain Genestar, patron de Paris-Match coupable d'avoir publié une une présentant Cécilia Sarkozy et son nouvel amoureux ­ ou encore Martin Bouygues, qui possède TF1. Sarkozy aime aussi beaucoup passer des coups de fil. A Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour les remercier d'avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005. A Bertrand Méheut, patron de Canal +, pour, en juin 2005, défendre Karl Zéro dont l'émission est menacée. A Edouard de Rothschild pour se plaindre de la façon dont Libération le traite. Le zélé Jean-Pierre Elkabbach cherche-t-il à Europe 1 un journaliste politique pour suivre l'UMP qu'il demande conseil à... Nicolas Sarkozy. «Normal, répond celui-ci, j'ai été ministre de la Communication.

Une certaine idée du pouvoir

Ce qu'il veut faire.
Comme souvent en la matière, les postulants à l'Elysée oublient rapidement leur promesse de partager les pouvoirs du chef de l'Etat qu'ils viennent de se voir attribuer par le peuple. Lorsqu'il dit vouloir un «président fort», nul doute que Nicolas Sarkozy le sera. Et surtout, quinquennat oblige, plus engagé dans la conduite de la politique quotidienne. Dans ce cadre, le Premier ministre ne sera plus qu'un chef d'équipe gouvernementale. Logique dans ces conditions que le Président vienne s'expliquer en personne devant le Parlement, ce qui lui était interdit jusqu'à présent par la tradition républicaine. Tout aussi logique qu'il ne puisse plus se prévaloir d'aucun «domaine réservé» (politique étrangère et défense). Pour mettre en oeuvre ces réformes, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il désignerait avant l'été une commission de révision de la Constitution dont les conclusions seront soumises au Parlement en septembre.

Ce qu'il a dit.
L'ancien ministre de l'Intérieur défend les institutions de la Ve République : «Ce régime, avec son président fort et son gouvernement doté des moyens d'agir, est fait pour la France», expliquait-il ainsi début avril. Mais, pour lui, «le président de la République devra gouverner». S'il entend conserver l'essentiel des institutions créées par le général de Gaulle en 1958, il veut les amender sur deux points : en limitant le nombre de mandats présidentiels à deux et renforçant les pouvoirs du Parlement, qui aura un droit de regard sur les nominations dans les grandes institutions (Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de l'audiovisuel, etc.).

voir l'article sur Libération

samedi, 12 août 2006

Pas beau, la Guerre

Parce qu'il le dit tellement mieux que moi : 
 
Pas beau, la guerre !
 

Bernard Langlois@

 

D’abord, le temps de la compassion. Pour toutes les victimes, dans les deux camps, puisque la peur et la mort sont dans les deux camps. Même si les proportions ne sont pas identiques, que les bombardements massifs israéliens sont autrement dévastateurs et meurtriers que les roquettes du Hezbollah libanais : devant un enfant terrorisé, un corps criblé d’éclats, des populations civiles sous le feu, on ne peut que ressentir et exprimer la même émotion, celle de tout être humain confronté à la détresse humaine.

Mais à s’en tenir là, à cette équidistance compassionnelle, humaniste, même sincère ­ qui est, en gros, la réaction la mieux partagée d’une opinion publique mal informée par le traitement médiatique de la guerre en cours (d’ailleurs, le mot « guerre » est-il lui-même approprié, tant il évoque une certaine égalité des forces en présence ? Pour le Liban, à l’extrême rigueur, où, malgré la disproportion des moyens, les milices libanaises démontrent leur capacité de résistance et de riposte ; mais à Gaza !), on se condamne à ne rien comprendre à la situation, à ne pas pouvoir la juger, à commettre un déni de réalité. « Pas beau, la guerre ! », oui, bien sûr. Et bien triste, toutes ces victimes innocentes, certes. Et prions pour que ça s’arrête, assurément. Que le pékin moyen regardant à l’heure du Pernod son Pernaut télévisé dans son camping du Lavandou s’en tienne à ces réactions compassionnelles basiques, on peut le comprendre ; que les chancelleries occidentales, nos diplomaties européennes ­ y compris française, qu’on a connue plus véhémente ­, nos politiques en général (et nos braves socialistes en particulier) ne soient pas capables d’aller plus loin, se montrent aussi mous du genou, aussi frileux ; qu’ils se bornent à déplorer, à kouchnériser, à prendre bien soin de ne froisser personne ; qu’ils osent, contre l’évidence, partager les responsabilités en portions égales ­ Ponce Pilate qui se veulent Salomon ! ­ et « exigent » ( !) d’une même voix que les deux parties remettent l’arme au pied (et d’abord le Hezbollah, seul « terroriste » homologué...) : voilà qui lève le coeur, fout les boules, ferait presque péter les plombs.

Même si on ne s’attendait pas à autre chose depuis qu’on voit s’opérer à grands pas le ralliement ­ tout pavillon baissé, toute honte bue ­ de la diplomatie européenne aux visions stratégiques de l’Empire. On est mal.

Alors, pour leur gouverne (ou plutôt pour celle des braves gens qu’on tient dans le mensonge, car eux ­ les politiques ­ savent très bien à quoi s’en tenir), ce rappel ironique, cette satire cinglante et bienvenue. Ci-dessous.

Le Proche-Orient pour les nuls (1)

« Depuis près de six ans, le gouvernement israélien tue par semaine entre 10 et 20 Palestiniens, enlève les hommes et les femmes par dizaines, détruit les habitations, les champs et les infrastructures, enferme et empêche les habitants de Gaza et de Cisjordanie de circuler librement chez eux. Alors, quand un groupe de résistants, "terroristes" pour les Israéliens, "activistes" pour les autres, capture un soldat chargé de surveiller la grande prison à ciel ouvert qu’est Gaza, l’Occident, l’Europe, la France et sa presse indépendante trouvent que c’en est trop pour Israël. Cet État "seule démocratie au Proche-Orient" est également le seul État à avoir le droit de tuer des civils, d’enlever des ministres et des députés élus démocratiquement, dans un pays en lambeaux, seule démocratie sous occupation dans le monde.

Il y a quelque chose d’irréel dans ce monde libre voulu par Bush et Blair. On se frotte les yeux et on tend les oreilles pour réaliser que c’est bien la réalité. Celle des bombes puissantes qui pulvérisent les réfugiés libanais sur la route de l’exode. Celle d’une télévision qui choisit de ne pas montrer ce qu’on ne doit pas voir. On se dit alors, que nous n’avons rien compris. Le malaise qu’on éprouve devant notre poste de télévision vient de notre incapacité à comprendre les nouvelles règles du jeu. [...]

Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.

Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".

Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression "soutenu par la Syrie et l’Iran".

Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", il ne faut surtout pas rajouter après : "soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe", car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés", ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info.

Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un "dangereux antisémite". »

Rien à ajouter !

Témoignage

Si, encore ceci. Alors que la violence déchaînée sur le malheureux Liban risque de faire oublier le calvaire permanent des Palestiniens de Gaza, ce témoignage d’une amie, journaliste française, qui en revient :

« Ce mail pour témoigner de ces hommes et de ces femmes debout, qui résistent pour leurs droits et leur liberté ; de ces militants qui continuent, eh oui !, à se battre pour un État laïque, libre et démocratique sur toute la Palestine.

Bien sûr, les armes circulent un peu trop parfois ici aussi. Et certains en usent parfois à tort, un peu vite comme un antidote à ce refus qu’on oppose à la dignité. Et pourquoi diable, dans cette grande prison fermée à double tour depuis plus de six ans, les hommes seraient-ils plus forts que partout ailleurs dans le monde ?

Et, dans ce cas, je veux vous dire mon angoisse ce mercredi après-midi-là où, cinq heures durant, l’armée a bombardé un camp de réfugiés désarmés au rythme de chaque fois trois minutes. "Qu’ils finissent leur travail mais que cessent ces détonations", me suis-je surprise honteusement à penser, tout simplement parce que nul, nul jamais ne peut s’habituer à la mort qui rôde.

"Terroriser pour détruire toute résistance. Terroriser pour mieux soumettre ; pour réduire la lutte de tout un peuple pour ses droits à un cas humanitaire", m’a expliqué alors un ami... J’étais déjà passée aux travaux pratiques de cette humiliation.

Bien sûr, je pourrais évoquer aussi les rumeurs qui vont bon train sur d’autres armes dont personne ne peut définir avec certitude la nature si ce n’est qu’elles laissent à terre des corps mutilés : des bras arrachés, des jambes déchiquetées, des têtes décapitées.

Je pourrais aussi m’attarder sur cette eau qui ne coule plus au robinet, ou si âpre que, même sous 40 °C, on préfère ne plus boire. Ou encore cette électricité qui se fait rare, et avec elle le droit le plus élémentaire de se soigner, de tout simplement cuisiner.

Toujours cette bonne vieille méthode, il est vrai : réduire l’Autre à moins que rien pour qu’il se rende. Sur cette peur qui a croisé plus d’une fois mon regard qui cherchait pourtant à être rassuré, je devrais dire quelques mots. Mais c’est d’autre chose dont j’aimerais vous faire part : de cette existence militante à Gaza qui ne compte pas ses heures pour imaginer un combat qui se conjugue aussi avec démocratie sociale... De ces psychologues, de ces médecins, de ces animateurs qui se démènent pour accompagner les enfants dans le monde qui doit être le leur : celui du rêve, du théâtre et de la chanson... De ces poètes, de ces commerçants, de ces musiciens, ces chauffeurs de taxi, ces intellectuels qui, vaille que vaille, continuent de se lever chaque matin pour que Gaza fasse société.

Vivre. Vivre pour obtenir enfin justice.

Et puis il y a encore ces instants volés sur les plages de la Méditerranée où, au coucher du soleil, des familles font la nique à la mort alors que naviguent à vue des bâtiments militaires ; cette douceur de vivre toute orientale où les hommes se retrouvent la nuit tombée autour des chichas comme pour mieux étouffer le bruit des avions de combat.

Gaza autrement. Gaza dans toute son humanité que la puissance occupante a tant besoin de lui dénier pour éviter de regarder l’ampleur de ses propres crimes. Gaza l’insoumise, la résistante ; celle de plus d’un million et demi d’hommes et de femmes étranglés par soixante ans d’occupation qui, à la pulsion de mort des militaires qui l’assiègent, répondent par une extraordinaire force de vie.

Rien de plus qu’une leçon de résistance et d’humanité.

Qui peut croire sérieusement que Gaza 2006 est le prix qu’un peuple doit payer pour la libération d’un soldat ? Qui, sincèrement, sérieusement ? Ce soldat n’est qu’un prisonnier de guerre contre des milliers de Palestiniens qui pourrissent dans les geôles israéliennes, rien de plus. Et cette opération n’a qu’une fonction : détruire le rêve d’une Palestine enfin libérée.

Toute mon amitié,

Martine. »

Faites circuler !

Le manteau de Noé

Le lecteur a pu lire (pp. 12-13) une tribune de Bernard Cassen, où le président d’honneur d’Attac exprime, à titre personnel, son point de vue sur la crise que traverse l’association qu’il a fondée, avec Ignacio Ramonet, voici huit ans déjà.

Sur le fond ­ l’historique, le but, le bilan, les perspectives d’Attac ­, pas de désaccord irréductible. Je ne polémiquerai pas avec lui sur le caractère plus ou moins « autoritaire » de la direction sortante, d’autres s’en chargeront sûrement. Deux remarques cependant. La première sur la conception qu’il a de la place et du rôle des journaux qui se sont engagés, aux côtés du Diplo, dans cette aventure militante. Pour Bernard, il ne s’agit que des « sociétés éditrices », autrement dit des mandataires sociaux, ce qui tient pour négligeable le personnel de ces sociétés, et en particulier la rédaction (et qu’est-ce donc qu’un journal, sinon ceux qui le font ?). C’est un désaccord de fond. À mon sens, Bernard Cassen a peut-être, comme disait l’autre, « juridiquement raison, mais politiquement tort ». Ma deuxième remarque porte sur l’assemblée générale de Rennes, dont il juge « la couverture médiatique » marquée d’un « caractère sensationnaliste et partisan (y compris dans ces colonnes) ». Seuls peuvent en juger ceux qui y ont assisté. J’y étais. Je maintiens, avec l’ensemble de la presse, que nous avons assisté à une bataille de chiffonniers qui a exclusivement porté sur le point de savoir s’il y avait eu fraude ou pas (seule la dernière heure de l’AG, le dimanche en fin de matinée, a expédié le reste de l’ordre du jour). Et c’est bien normal : comment, dans une association qui (« illégalement » ou pas) entend promouvoir « une autre politique », pourrait-on accepter d’entériner sans broncher les résultats d’une élection interne capitale dont tout indique qu’ils sont entachés de graves irrégularités ? Du reste, Bernard nous indique en fin d’article que de nouvelles élections sont « prévues le 8 décembre prochain ». Bonne nouvelle.

Mais pourquoi donc voter à nouveau, sinon en raison de ces fortes présomptions de trucage sur lesquelles il choisit de jeter pudiquement le manteau de Noé ?

(1) Larges extraits d’un texte paru le 20 juillet, sous la signature de Sindibad, sur le site du CAPJPO (Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient).

Lien vers cet article

mardi, 08 août 2006

Desperate housewives

Rhaaaa... dernier épisode de la saison 1 de Desperate housewives ce soir... Dur, ça passe trop vite!

Cette série a beau multiplier les rebondissements, tous plus invraissemblables les uns que les autres, j'accroche toujours autant. Quel sont vos personnages préférés de la série? Pour ma part il s'agit de Lynette pour son caractère bien trempé et sa façon de rentrer dans le lard de ceux qui l'ennuient!

Ah... finalement je le verrai demain soir le dernier épisode... On m'attend pour un apéro.

Pastis de nuit, Pastis aussi!

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Keep the smile - Soirée croisière et open bar

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Pour celles et ceux qui en ont marre d'être enfermés pour boire un verre entre amis ou s'éclater sur les pistes de danse, je conseille fortement ce genre de soirées.

Ici il s'agit d'une soirée open bar + croisière à bord du bateau Le River's King redécoré en plage pour l'occasion. Capucine et moi l'avons testé ce dimanche soir.

Nous étions dés l'ouverture devant le bateau. Ce qui nous a permis de choisir une table en terrasse du côté du fleuve. Trés agréable de boire un verre entre amis sur la Seine, en contemplant le coucher du soleil.

Re-belotte ce samedi 12 août! Mais ce coup-ci, l'offre est encore plus alléchante:

// 20h > 23h... apero open bar !
• open bar total de 20h à 22h
• mix en terrasse
• apero salé offert
• croisière sur paris
( départ 21h45 retour 23h15 - ne loupez pas l'embarquement ! )
• restauration possible (paninis, burgers, pizza, salades... de 3 à 5€)

// 23h > 06h... c'est party !
• ouverture des 2 dancefloors
• consos 1 à 2€ toute la nuit
• ambiance plage...
dress code : comme à la plage (pareo, lunettes de soleil, tongues, short de bain, t-shirt colorés...)
mix ensoleillé par les dj's vinz & ak-phone (disco, house, rnb, 90's...).

open bar de 20h à 22h puis 1 à 2€
bouteille à 40€ toute la nuit !

* bateau river's king *
2 dancefloors + terrasse extérieure
quai de bercy - 75012 paris
entre le pt de tolbiac & le pt de bercy
coté palais omnisport de bercy
métro bercy

Seul hic: vers 21/22h le bateau se remplit... jusqu'à être plein à craquer.

Le River's King en photos

dimanche, 06 août 2006

Le Grand Répertoire - Un intérêt trés limité

Nous sommes donc allés hier aprés-midi au Grand Palais, pensant passer une belle aprés-midi à découvrir le mécanisme complexe de machines plus délirantes et monstrueuses les unes que les autres... (comme nous le promettait le prospectus qu'on nous avait remis)

Tout a commencé pour le mieux : à l'entrée nous nous sommes arrêtés devant une petite machine sur laquelle reposait un livre. Un technicien du grand répertoire nous a expliqué à quoi elle servait, à feuilleter les pages de ce livre. Avec beaucoup d'humour il a commencé sa démonstration. La machine tournait effectivement les pages, mais au prix de nombreuses manipulations.

Le sourire aux lèvres nous avons pénétré plus avant la nef. Se suivaient un grand nombre de petites machines ou accessoires de théatre sans grand intérêt, qu'aucun technicien ne daignait faire fonctionner: une machine à marcher à la façon des égyptiens, une machine à transformer deux Romains en huit Romains, une catapulte à main...

L'ennui s'est vite installé... Les machines n'étaient en rien complexes mais plutôt rudimentaires et sans aucun mystère. Aprés un lancé de piano par catapulte (le piano a été projeté à environ 5, 6 mètres... ) qui a accaparé tous les techniciens et aprés avoir raté deux trois autres démonstrations, nous avons décidé de vider prématurément les lieux.

En résumé, les machines ne sont guère impressionnantes exceptées quatre ou cinq d'entre elle. Les démonstrations, qui font au plus sourire, sont rares et rien ne nous avertit où elles vont avoir lieu. On a vite fait le tour de la salle et on finit par se demander si on ne s'est pas moqué de nous... Je déconseille fortement cette exposition!

Cliquez ici pour avoir un aperçu.